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Développement durable20 ruches s’installent en ville
La ville compte 20 ruches : 10 au Verger pédagogique, 4 au Moulin de Gravigny, 3 au Parc Nativelle et 3 sur le toit de l'Hôtel de Ville.
Finalement, le nombre de ruches à Longjumeau a été multiplié par deux. Il était initialement prévu la mise en place de dix ruches au Verger pédagogique pour aider à la pollinisation des arbres fruitiers nouvellement plantés. Cette implantation a été complétée par dix autres ruches, placées dans d’autres lieux de la ville.
Quatre ont trouvé leur place au Moulin de Gravigny. Situées à proximité de la Plaine, les abeilles trouveront un terrain de butinage favorable sur les nombreuses plantes de la zone marécageuse.
Trois autres fertiliseront la végétation du Parc Nativelle. Installées sur un bout de la terrasse sécurisé, leur envol se fait vers le jardin et ses grands arbres.
Enfin, très symboliquement, les trois dernières ont trouvé leur place sur le toit de l’Hôtel de Ville. Les abeilles en zones urbaines ne sont pas une nouveauté : le toit de l’Opéra de Paris accueille des ouvrières du miel depuis de nombreuses années. Cette implantation permettra d’organiser facilement des visites comme, par exemple, pour le passage du jury de fleurissement.
Leur présence en ville sera par contre un beau garant de la qualité de la biodiversité à Longjumeau.
10 ruches au Verger pédagogique
Depuis le 17 mai 2009, le nouveau Verger pédagogique accueillait ses premiers habitants. 10 ruches ont été installées avec leurs habitantes qui assureront la fécondation des arbres fruitiers, au grand bonheur des riverains
En plein cœur de Verrières, au pied du clocher, s’est installé depuis 1994 un rucher pédagogique. Six ruches peuvent accueillir jusqu’à 300 000 abeilles butineuses qui pollinisent les fleurs des maisons alentours. Le lieu n’est pas grand et le jardin est entouré des clôtures des maisons riveraines. Et pourtant, depuis 15 ans, aucune piqûre à déplorer, aucune gêne. Au contraire, les riverains se félicitent de ce voisinage tant il a permis à la végétation de mieux se développer en favorisant la fécondation des arbres et arbustes. En pleine période d’éclosion, celle où l’activité des ruches est intense, seul un bourdonnement se fait entendre à proximité des arbres où les abeilles travaillent et au pied desquels il est possible de se reposer sans risque, bercé par ce murmure.Le rucher de Verrières est tenu par un apiculteur passionné, René Vicogne. Quand il ne s’occupe pas de ses abeilles, il est moniteur d’apiculture au Syndicat National d’Apiculture à Paris et au Centre d’Etude de Technique Apicole Jean Hurpin. Il forme aussi bénévolement à la culture du miel dans les pays émergeants en Afrique, dans l’Océan Indien, au Moyen Orient et prochainement au Cambodge où il partira à l’invitation d’un Longjumellois qui accomplit des actions humanitaires là-bas.
Une zone de butinage de 5 km
C’est à ce spécialiste que la ville a confié la mission d’installer des ruches dans le nouveau verger pédagogique. Il devrait y en avoir une dizaine qui seront colonisées par des essaims venus de Montauban, élevés par une cultivatrice de Kiwi, présidente du Syndicat National d’Apiculture, qui a accepté exceptionnellement de se séparer d’une partie de ses abeilles.
Tous les Longjumellois pourront profiter du travail de pollinisation et la végétation de notre ville n’en sortira que plus riche. Aussi, pour leur faire le meilleur accueil, il faut faire attention de ne pas traiter ses plantes avec des produits chimiques. Ainsi, un pesticide placé sur un rosier se déposera aussi sur les arbres et arbustes voisins et il risque alors d’empoisonner les travailleuses de l’environnement. Il existe des produits naturels sans risque sur les abeilles, en vente dans les jardineries. Truffaut, qui a fourni les plants qui composent le verger, a d’ailleurs formé ses conseillers dans ce sens.
Grâce au travail de tous, dès le mois de juillet, une première récolte de miel pourra être faite, et bientôt, les mariés longjumellois recevront un petit pot de ce produit, symbole de douceur et de fécondité.
En toute sécurité
Les ruches sont installées dos aux habitations riveraines afin que les abeilles, qui prennent leur envol face à l’ouverture de leur ruche, se dirigent en priorité vers les arbres fruitiers du verger et les plantes mellifères dont le sol a été semé. Quelques unes toutefois s’en écarteront puisque la zone de butinage peut atteindre jusqu’à 5 km autour de leur foyer.
Les abeilles ne piquent que si on vandalise leur habitat ou si elles sont en danger. Elles ne sont pas agressives et, à l’inverse des guêpes, ne sont pas non plus attirées par les odeurs sucrées des repas de plein air. Aucun risque donc pour les repas en terrasse cet été.
Les ruches sont sans danger pour les habitants. Les abeilles qu’elles renferment sont habituées aux zones urbaines et savent passer inaperçues en ville. Elles ne sont pas agressives et, à l’inverse des guêpes, ne sont pas non plus attirées par les odeurs sucrées des repas de plein air.